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Revue Lizières#7 – Le choc

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Ce  nouveau numéro de la revue Lizières a été entièrement réalisé dans le cadre d’un workshop avec les étudiants en Master 1 à l’ESAD d’Amiens et à l’UTC de Compiègnes.

 

Les étudiants ont travaillé sur la notion d’“État de choc”, sous la forme d’une poétique de l’éveil proposée aux étudiants, mêlant des ateliers de danse, théâtre, son, cuisine, et philosophie.

 

 

Cette revue est donc le résultat d’un travail collectif des étudiants, accompagné par :

Gwennaëlle Roulleau pour la création sonore, Martine Schwebel pour l’approche de la poétique de William Blake, Kitsou Dubois pour le travail du corps et l’inscription dans l’espace, Ramuntcho Matta pour l’éveil au sensible et à nos palettes perceptives, Thierry Pocquet pour le théâtre et le mise en scène, Tiphaine Moindrot sur l’alimentation, et Noémie Hosoï dans un débat autour de la notion de “choc”.

 

 

Ont contribué à ce numéro :

Marianne Poinsot, Maya Brahimi, Thomas Voindrot, Gwennaëlle Roulleau, Auriana Beltrand, Denise Vieira, Martine Schwebel, Louise Chabot, Nicolas Rollinger, Théo Legoff, David Bartolo, Aurélien Delval, Zi Ling Xu, Olivier Martinez, Tiphaine Moindrot, Mathieu Braye, Orane Hosten, Sarah Hévin, Théo Delalande, Ramuntcho Matta, Kitsou Dubois, Noémie Niddam.

 

 

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Kátia Fiera chez sometimeStudio

sometimeStudio est ravi d’accueillir les livres-oeuvres de l’artiste brésilienne Kátia Fiera.

 

 

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Cinq magnifiques livres d’artiste en édition limitée – dont deux produits à Paris durant la résidence de l’artiste à La Cité Internationale des Arts.

 

 

En vente chez sometimeStudio durant tout le mois de février.

 

Pour en voir et en savoir plus sur l’artiste Kátia Fierahttp://www.katiafiera.net/

 

 

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Le chemin de faire à Laon

Dans une époque qui donne les foies, en quoi avons-nous foi?

 

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Dans une époque qui par bien des aspect est plutôt anxiogène, voire terrifiante, la tentation de se réfugier dans ses croyances peut être grande. Certains vont même s’accrocher à des concepts périmés afin de se prémunir contre toute attaque d’irrationalités*.

 

Cette exposition est conçue comme une aventure au pays de l’esprit.
Elle interroge nos doutes, ces turbulences qui peuvent parfois nous faire basculer vers un autre monde. Un monde pourtant parallèle au notre.

 

Faut-il endormir ces turbulences ou bien au contraire se laisser un peu emporter afin de saisir les messages qu’elles pourraient contenir ?

 

L’époque semble vouloir simplifier les choses. Mais tout est complexe et singulier.

 

Plutôt que de vouloir tout dominer il serait peut-être bon de voir comment les choses pourraient s’agencer.

 

Comme l’industrie pharmaceutique, pilier fondamental de l’économie néo-libérale, la politique s’intéresse davantage aux symptômes qu’aux causes. Si le symptôme rapporte plus d’argent, c’est pourtant en s’adressant aux causes qu’on résout les problèmes.

 

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La stratégie de confusion veut nous faire croire que c’est à cause du chômage que la société va mal. Mais le chômage n’est qu’un des symptômes d’une société qui va mal, au même titre que les pollutions industrielles, sociales ou relationnelles.

 

Une exposition n’est pas une réponse. Une exposition pose des questions.

 

Voici celle de “faire à Laon” : Dans une époque qui donne les foies, où en est la foi ?
En quoi avons nous foi ?

 

A l’occasion de l’exposition un livre retraçant l’expérience est publié aux éditions cadastre8zéro avec le soutien de la Ville de Laon et de la DRAC : « Le chemin de faire à Laon », avec des contributions de Philippe Béra, Pauline Faure et du Docteur Philippe Gasnier.

 

Le livre est en vente sur notre boutique 

 

 

Penser l'Education Autrement

Lézards Pour L’Ecole : Penser l’éducation autrement

Une initiative de l’Association des Amis de LIZIERES.

Une réflexion autour du thème de l’école et comment l’art peut susciter et égayer l’apprentissage des diverses disciplines enseignées à l’école. Plusieurs artistes issus de différentes disciplines ont été invités à intervenir à partir d’expositions, installations et performances. Ils approfondissent et développent dans cette publication leur projet au sein de cet événement tout en dévoilant les lisières possibles entre leur art et l’école, l’apprentissage et la transmission.

Directeur de publication : Ramuntcho Matta

Rédacteur en chef : Nadia Solano

Penser l'Education Autrement

 

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Monographie – L’Usage du Temps – Ramuntcho Matta

Avec des textes de Ramuntcho Matta, Philippe Ducat, Maurice Benhamou et Serge Grünberg

Le jeu de l’identité est au cœur du travail de Ramuntcho Matta et ne semble trouver sa solution que dans le tu. A tel point que, décidant qu’il serait le seul auteur de son livre, il fait appel à l’ami et complice Philippe Ducat pour lui donner la répartie. Ainsi, le point d’ancrage de ce livre est un dialogue par mail, un échange de mots et d’images, où il est question de Lou Reed, Yves Montand et Franquin, de cinéma, de chats et de yoga, des Gymnopédies, de Gramsci et Duchamp, de Paris, New York et la Sicile, de Queneau Raymond, Bouvier Nicolas et encore de Satie. Des mails qui rythment le livre et qui sont l’occasion d’introduire des périodes et des séries d’œuvres. Preuve, s’il en était besoin, que parler des autres c’est parler de soi-même. “Parfois quand on me demande qui je suis, je réponds : je suis les traces de ceux qui me semblent importants. Rien de plus vrai que cela. Ceux que l’on connaît, qu’on a connu et aussi les œuvres où les lieux que l’on a pu voir.” Quand le désir de faire un livre s’est imposé, de mettre Ramuntcho Matta en face de ses choses, et une fois évacuée la nécessité de tout dire, la question a bien été celle de comment classer et comment donner à voir une œuvre aussi multiple. Car que peut-il y avoir en commun entre une chanson, un dessin, une installation et une vidéo ? Avant tout des intentions, des formes données à une idée. Et cette idée c’est avant tout un “usage du temps”. “Comment faire de soi quelque chose après avoir eu la chance de naître dans ce bouillonnement culturel privilégié par ma mère (muséologue et partenaires de jeux de Pontus Hulten et de Pierre Gaudibert), par mon père (Man Ray, Max Ernst, Henri Michaux, Victor Brauner, Oyvind Falhstrom, Asger Jorn), par mes frères (Gordon Matta-Clark, Richard Nonas, …) et par mes propres rencontres (Don Cherry, Laurie Anderson, Robert Wilson, EM Cioran, Brion Gysin…).” L’Usage du temps, c’est l’histoire personnelle de Ramuntcho Matta qui se tisse avec son travail artistique et provoque une bousculade de croisements, de temporalités mélangées. L’Usage du temps ouvre un espace où, dans un foisonnement désespérément jubilatoire, se télescopent des travaux sur différents supports. Car l’anthropologie, la philosophie, la psychanalyse, l’architecture, l’écoute, les médias et la glanderie sont autant d’outils que le pinceau, le crayon ou le mouvement pour approcher l’instant de grâce. L’Usage du temps, c’est un livre pour trouver le temps de se perdre.

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Film – Ceci et Cela – Michel Pellaton

“Ceci et Cela”, film d’artiste réalisé par Michel Pellaton, dans le cadre de sa résidence à LIZIERES soutenue par la DRAC de Picardie, 5 au 23 août 2013

 

 

La démarche artistique de Michel Pellaton

 

“J’écris sur le monde avec des images.

L’iconographie est au centre de ma démarche. A voir mes collages, tout est un choix réfléchi. La forme du jeu combinatoire des multiples parties rapportées rencontre la recherche de possibilités d’un monde qui n’est pas résigné. Pour se faire, la forme est considérée comme un moyen; c’est le contenu qui est privilégié. Je considère le collage comme une méthode permettant de saisir le monde dans le temps; les contenus proviennent autant d’images ou d’objets d’hier que d’aujourd’hui, d’ici que d’ailleurs. Ces choix opèrent ainsi une performativité qui permet, aux spectateurs, acteurs,  collectionneurs et moi-même, d’aller et de venir, d’entrer par un signe ici ou par une matière là, pour partager nos propres moyens avec ceux proposés dans l’œuvre.

Les collages sont souvent de petite taille pour mettre en évidence notre rapport de l’égo avec l’infini. Ce sont en quelque sorte des « cartes d’identités » fragmentaires, qui tentent de composer et synthétiser du sens dans le mouvement. Je désire qu’ils soient vivants, ludiques et encore plus. Colorés et esthétiques, ils sont faits de matériaux parfois pauvres mais mis en évidence avec précaution. ”

 

 

La résidence à LIZIERES : réalisation du projet « Ceci et Cela »

 

Michel Pellaton décide de profiter de sa résidence à LIZIERES, et des ressources logistiques, techniques et humaines mises à sa disposition, pour développer un projet vidéo, une première dans son parcours artistique.

Le point de départ de la vidéo est celui de la série des origamis monétaires, billets de banque pliés formant des micro-architectures replacées dans des situations urbaines contemporaines.

Michel Pellaton construit, à partir de ces billets de banque, « objets légers et imposants », des grattes-ciels en 3 dimensions, à l’image des constructions d’enfants faites de cubes. Il les place au centre d’un jardin zen, conçu à partir de sable de silice blanc ramené d’une carrière de l’Aisne. Ces tours sont détruites à la fin de la vidéo par une tempête de sable.

« J’ai pensé à une tempête de billets de banque en référence à un de mes derniers origamis : Grains de sable, qui reprenait  une formidable tempête de sable envahissant Doha en 2009. Catastrophe naturelle ou remise en cause de la valeur de l’argent ? »

Des images de Kaboul sont projetées en début et fin de la vidéo en arrière plan, en confrontation avec le calme du jardin zen.

 

“Ceci et Cela”, film d’artiste réalisé par Michel Pellaton, dans le cadre de sa résidence à LIZIERES from sometimeStudio on Vimeo.

 

Remerciements : Ramuntcho Matta, Pierre Lanneluc, Simona Lanzoni, Véronique Tessier, Valéry Faidherbe, Donald Abad, Dominique Brisson.

 

Biographie:

 

Né en 1965 à Lausanne, Michel Pellaton a étudié à l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Besançon et à L’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Nîmes. Il vit actuellement à Rome. Ses œuvres sont exposées principalement en France, en Italie et en Suisse. 

Lors de séjours en Afrique de l’Ouest (Maroc, Mauritanie, Mali), en Asie (Inde, Pakistan, Afghanistan, Népal, Ouzbékistan) et dans les Caraïbes, il glane des objets usuels et des images qu’il incorpore dans ses collages, sa pratique de prédilection depuis plus de vingt ans.

De plus, il réalise des dessins pour des fondations humanitaires et organisations non gouvernementales.

Depuis 2000, il travaille sur l’iconographie des billets de banque, et collabore avec l’Université de Lausanne et la Banque Nationale Suisse.  

 

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Revue – LIZIERES #3 – Various artists

Une initiative de l’Association des Amis de LIZIERES.

Chaque numéro est conçu par une personnalité invitée; pour le #3: la commissaire d’expositions Julie Borgeaud

Ce numéro 3 est le premier d’une série consacrée aux “vacances de l’esprit”.

Il regroupe textes de Julie Borgeaud et images d’oeuvres de Louis Soutter, Michel Pellaton et Ray Johnson.

Préfacé par Ramuntcho Matta

Mis en page par Philippe Ducat

 

Dans le numéro 1 de la revue “passeport“ des Vacances de l’esprit, trois artistes “passeurs“ Ray Johnson, Louis Soutter et Michel Pellaton, présentant des modes de création différents, mais des visées communes, et tout particulièrement celles de nous faire expérimenter au quotidien « des hypothèses, réels supports à nous offrir du temps » (Ramuntcho Matta).

Ainsi, Ray Johnson, à travers ses performances épistolaires et ses collages, nous invite à faire résonner autrement la vacuité de l’esprit qui sévit dans le monde contemporain, notamment en faisant jouer la polysémie des images et celles de la polyphonie des mots usuels, telles deux boîtes de Pandore qui déverseraient sans cesse des fleuves de sens caché.

A travers ses collages d’objets et d’images glanées lors de ses pérégrinations, Michel Pellaton nous amène à apprendre une langue simple et sans cesse enrichie des complexités humaines.

Louis Soutter, quant à lui, nous imprègne de son empreinte du temps, qui se déploie au fil de sa cinquantaine de cahiers d’écoliers, dont il recouvre les pages, de dessins et de notes, jours après nuits, pendant près de sept ans.

D’interprétations libres, leurs œuvres nous permettent de penser, ne serait-ce qu’un instant,  en quelque sorte « en dehors de tout droit de douane » (Aby Warburg).

Julie Borgeaud

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Revue – LIZIERES #2 – Various artists

Une initiative de l’Association des Amis de LIZIERES.

Chaque numéro est conçu par un designer invité; pour le #2: Philippe Ducat.

 

Avec les contributions, pour ce second numéro, de :
Philippe Ducat / Ramuntcho Matta

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De même que le Free Jazz est à la lisière du jazz, la musique contemporaine est à la lisière de la musique classique – les lisières étant des zones fertiles où se ressourcer, reprendre force, comme une Alice au pays des Curiosités.  RAMUNTCHO MATTA

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Film — INTIMATTA — Ramuntcho Matta

Film d’artiste sur Roberto Matta vu par son fils Ramuntcho Matta,

reposant sur des extraits des archives vidéos personnelles de Ramuntcho Matta et sur des interviews de personnalités contemporaines ayant bien connu Roberto Matta.

Une coproduction franco-chilienne de sometimeStudio et GFilms, avec le soutien du Conseil National de la Télévision (Chili)

 

Bande annonce:

 

 

 

SYNOPSIS :

INTIMATTA est un objet cinématographique propre à la sphère MATTA, qui relève de son monde et de rien d’autre, ouvert à tout ce qu’on voudra bien y projeter. Le projet n’est pas un documentaire, mais bien un film d’artiste sur Roberto Matta reposant sur les archives vidéos tournées par son fils Ramuntcho Matta, lui-même plasticien, et sur des interviews de personnalités contemporaines ayant bien connu Roberto Matta.

A l’âge de 80 ans, Matta a senti la nécessité de transmettre les clefs de son parcours et a ainsi créé un espace d’échange entre lui et le plus jeune de ses fils, alors en âge d’être son petit-fils, Ramuntcho. Une relation d’autant plus intime que Matta avait déjà perdu deux de ses fils: Batan, qui s’est suicidé en 1975, et son frère jumeau Gordon Matta-Clark, mort d’un cancer en 1978.

Ainsi Ramuntcho a commencé dès les années 80 à filmer chaque rencontre avec son père, avec comme film conducteur: comment transmettre les outils afin qu’une personne puisse devenir son propre père. La transmission a toujours été au centre de la philosophie Matta. Ce qui lui a permis de développer des relations très privilégiées avec entre autres: Garcia Lorca, Le Corbusier, Victor Brauner, Salvador Dali, André Breton, Marcel Duchamp… pour pouvoir être ensuite un passeur de ces connaissances, un véritable principe de vie et de responsabilité pour Matta: plutôt que de cacher ses secrets de création, il ouvre ses ateliers aux autres artistes, créant ainsi un véritable vent “inspirationnel” pour Jackson Pollock, Willem de Kooning, Oyvind Fahlström, Asger Jorn…

Grâce à des douzaines de cassettes vidéos de Roberto Matta en train de peindre, de parler, de se promener, et même de dormir, tournées entre 1986 et 2000, à travers ses carnets de notes, ses lettres, les cartes postales et les cadeaux qu’il envoyait à ses amis et à sa famille, INTIMATTA nous donne à voir une façon de penser. A partir de tout ce matériel inédit, INTIMATTA nous plonge dans le monde créatif et intime de l’artiste, tout en soulevant des questions universelles sur la transmission, la paternité, l’intimité en partage.

 

Site officiel d’INTIMATTA:

INTIMATTA, un film de Ramuntcho Matta

 

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Fac-similé — Notebook 1943 — Roberto Matta

Carnet de notes du peintre Roberto MATTA, rédigé en 1943 à New York. Accompagné d’un livret de transcriptions et de traductions en 3 langues (Français, Anglais, Espagnol).

 

 

Notebook est un carnet de l’artiste Roberto MATTA. Écrits et dessins, réflexions et interrogations se croisent.
300 pages content et racontent cette année 1943. Celui qui l’ouvre s’aventure dans une sphère privée.Il s’agit d’une incursion au sein du monologue intérieur de Matta. Dans la représentation morphologique de son discours chaotique et cosmique, où s’entremêlent avec force images, concepts,mouvement et vide, douleur, inquiétude et plaisir traduits par le graphisme propre de sa singulière galaxie. 1943 fut une année complexe pour Matta. Il était alors en exil à New York. Lui et un noyau du groupe surréaliste avaient quitté Paris, à l’aube de la seconde guerre mondiale. Matta avait émigré de son Chili natal vers la France au milieu des années 30, et il avait troqué sa profession d’architecte pour celle de peintre, sculpteur, humaniste. Il donne des conférences à la New School of Social Research et reçoit beaucoup de jeunes Américains dans son atelier. De cette ouverture naîtra entre autre l’expressionnisme abstrait dans lequel on trouve Robert Motherwelll, Willem De Kooning, Jackson Pollock… Ce carnet représente la somme de cette expérience.

Ce cahier de dessins et de réflexions traduit une crise existentielle fondée par la guerre, l’exil, la hantise de devenir père, un avenir sans futur. Crise qui ici se transforme en énergie créatrice.

 

Roberto Matta, Notebook 1943 / ADAGP, Paris 2011