Orphan Train de James Attlee

ALBUM ORPHAN TRAIN – JAMES ATTLEE

 

couverture album Orphan Train

 

James Attlee est un présentacteur. Il propose d’optimiser le présent afin d’en saisir les sèves. James est musicien avant toute chose. A la fin des années 70, il fait partie de la scène musicale londonienne et de ceux qui veulent d’avantage de présent. Ce n’est pas NO FUTURE, c’est NOW FUTURE. Après, avec les hasards de la vie, il devient d’abord «editor» (celui qui aide les autre à donner forme à leur pensée) et puis le voilà écrivain. Il donne en partage les saveurs qu’il ressent, il tisse des liens avec ce qui peut rendre le présent plus riche. Il écrit un livre sur une rue, puis sur la présence de la lune à travers les arts… James Attlee vit à Oxford et travaille à Londres, tous les jours il commute. Et ce commute lui inspire d’abord une série de photos prises tous les jours à la même heure… Alors il décide d’écrire un livre sur la ligne de train qu’il utilise. Alors il décide que le chemin de fer sera son bureau. Alors il demande à la compagnie de «chemin de faire» une bourse afin d’être «écrivain en résidence» dans le train… et ça marche… Comme quoi si on ose on avance…

Au fur et à mesure que le livre avance des chansons apparaissent dans sa tête… Et voici donc ORPHAN TRAIN, le pendant sonore du livre…

Avec deux amis Nick Jacobs et Ian Nixon, et la surprise de Lola Creis, James vient en France, à Lizières, enregistrer quelques chansons.

Comme pour la musique du Londres de ces années-là, la musique est ce qui jaillit de l’amitié. Des chansons simples et profondes, comme le sont les expériences que nous offrent la vie. Des chansons sur le train, sur les trains que l’on prend parfois, que l’on regrette aussi et puis qui restent comme des tentatives d’aller au delà de ce qui semblait être tout tracé. Des chansons sur le train-train de la vie et de ses surprises, de ses tristesses, de ses douceurs…

Comme quoi, le grand véhicule c’est ce qu’on peut saisir du quotidien, de la contrainte peut naître l’inspiration : l’important n’est pas dans ce qui est mais dans ce qu’on en fait. James Attlee fait du présent un cadeau pour l’âme et l’oreille.

Ramuntcho Matta

Météorismes de Ramuntcho Matta

Vinyle — Météorismes — Ramuntcho Matta

Météorismes

 

Enfant du jazz, de l’hybride et de l’inattendu, Ramuntcho Matta est ce que l’on appelle un artiste « touche-à-tout ». Loin d’être un amateur, il a fait ses armes dans la musique, le dessin, la peinture et bien d’autres formes d’arts le qualifiant ainsi d’artiste protéiforme.

Poussé par une constante remise en cause, il navigue entre les arts et nous apporte en 2014 un bijou de musiques improbables. Après Intimatta*, l’artiste se livre à son propre jeu et nous dévoile son intimité à travers 15 morceaux. Il nous offre ainsi une nouvelle vision de sa musique et par extension, de son monde. Celle du temps pour soi et pour l’autre. Celle du brut et du vrai.

La plupart des morceaux ont été enregistrés avec un dictaphone afin de rester au plus près de la musique. C’est un retour aux sources et au simple qui nous révèle ici, une voix à la fois dense et subtile, rauque et sensuelle. Ramuntcho Matta reste sur le qui-vive, l’instant, le présent.

Adoptant la technique des peintres japonais – observer avant de créer – Ramuntcho Matta pense et mûri ces musiques durant des mois. Jusqu’à cet instant précis où tout prend sens, tout s’élève « parfaitement » et justement. Les moments d’écoute en sont d’autant plus précieux. Aussi redoutablement concis que précis, les 15 morceaux font état de l’instantané. Ramuntcho Matta nous livre ainsi une musique charnelle et escarpée entre uppercut et caresse.

Accords simples, notes harmonieuses, mélodies écorchées et non corrigées : tels sont ses maîtres-mots. On ressent plus que l’on entend. Et on y découvre des univers parfois cinématographiques parfois bruitistes. Étonnamment, l’enchevêtrement est aussi doux pour les nerfs qu’énergique pour l’âme : une musique aussi bien enveloppante que langoureuse, atmosphérique que sensuelle.

Ramuntcho Matta ne fait jamais étalage de sa virtuosité technique pas plus qu’il ne se cantonne à un style musical particulier. 10 ans après son dernier disque, ce principe est encore plus vrai aujourd’hui avec Météorismes.

* Archives de vidéos personnelles de Ramuntcho sur son père, Roberto Matta.

Le vinyle est disponible chez les disquaires suivants:

Le Souffle Continu, Paris 11e
Le Silence dans la Rue, Paris 11e
International Records, Paris 11e
Les Balades Sonores, Paris 9e
Les Allumés du Jazz, Le Mans

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CD — DAKINIS — Sofia Stril-Rever

Sofia Stril-Rever interprète :

DAKINIS, chants sacrés du Tibet

 

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Les Dakinis sont les déesses mères du Tibet, symboles de la sagesse et gardiennes de la vie. Leurs mantras, formules sacrées, révèlent dans la dimension du chant la part cachée du principe féminin, libre, ouvert et incandescent qu’elles incarnent. Au-delà de nos peurs et de nos souffrances, les incantations des Dakinis nous relient à notre réalité profonde d’amour et de lumière.

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Ecrivain et orientaliste, Sofia Stril-Rever a chanté à diverses reprises pour le Dalaï-Lama, Amma et Shri Tathata. Dans ce premier album en collaboration avec les musiciens Ramuntcho Matta et Hiroko Komiya, elle nous livre une interprétation originale de mantras dont elle a reçu la transmission des plus grands maîtres du bouddhisme tibétain.

 

En résonnance avec ces mélodies intemporelles, témoignages de traditions ancestrales, la création musicale de Ramuntcho Matta et Hiroko Komiya fait entendre l’époque contemporaine et la volonté de créer un univers sonore comme un retour aux fondamentaux de la musique minimaliste et ses sources, à la confluence des traditions et des énergies. Ces divers courants s’harmonisent dans la répétition de tonalités qui font vibrer l’esprit par le corps, car c’est bien à travers le corps que cette musique communique. Elle neutralise les défenses du mental sans endormir l’esprit, tout en éveillant nos sens à un espace comblé de plénitude. On perçoit alors les origines de la musique minimaliste portée par La Monte Young et Terry Riley, comme alternative à un monde en pleine course. C’est ainsi qu’il faut se laisser saisir par cette inspiration inscrite dans la continuité d’Eliane Radigue, Robert Ashley et Lama Kunga Rinpoche qui rendit hommage à Miralepa, ermite et poète tibétain du 11e siècle.

 

Aujourd’hui Sofia Stril-Rever, Ramuntcho Matta et Hiroko Komiya nous donnent à entendre une fusion des traditions et, avec les mantras des Dakinis, prennent le parti de nous transporter au plus près de nous-mêmes.

 

 

SOFIA STRIL-REVER est écrivain et elle a traduit les Ecritures bouddhistes de Kalachakra de Sanskrit en Français. Auteur d’ouvrages de spiritualité, certains coécrits avec le Dalaï-lama, elle enseigne la méditation et le Mantra Yoga en vallée de l’Eure, près de Paris, à Tatsang Ling, « le Jardin des Accomplissements spontanés ». Retrouvez-la sur www.buddhaline.net   Contact: sofia@neuf.fr

 

HIROKO KOMIYA est compositrice et percussionniste, souvent collaboratrice pour des spectacles de Buto. Utilisant les objets du quotidien, elle en transcende la fonction afin de leur donner une nouvelle dimension sonore et poétique.

 

RAMUNTCHO MATTA est musicien et artiste visuel. Il a travaillé, entre autres, avec Brion Gysin, Don Cherry, Chris Marker, Robert Wilson…Tout au long de ses créations, Ramuntcho Matta n’a cessé de développer les concepts qui lui tiennent à coeur : le doute et le hasard, l’instinct et la création, la trace et la transmission.

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Mp3 — Mardi gras, chez toi — Simon Spang-Hanssen

Sometimes in 1994, Ramuntcho Matta called me and suggested that I come over to record some saxophone-music. The first result was “Mardi Gras Chez Toi”, which somehow set the mood for the project. The actual melodies are mine, but as far as groove atmosphere, and concept is concerned, this record is really a collaboration between Ramuntcho and Myself.

Simon Spang-Hanssen

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Mp3 — Kick That Habit Man — Brion Gysin

Kick That Habit Man reprend le titre d’un morceau enregistré par Brion Gysin en collaboration avec le jazzman Steve Lacy (saxophoniste soprano).

Pistes:

  • 01. Kick (feat Ramuntcho Matta) 04:07
  • 02. The Door (Ramuntcho Matta) 07:08

À l’occasion de cette réédition, Ramuntcho Matta confie à Srédérique Fantune quelques archives visuelles pour en habiller le titre:

 

 

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Mp3 — Ramuntcho Matta sings Brion Gysin

Ramuntcho Matta rend hommage, à travers ces deux titres, à un de ses pères spirituels, Brion Gysin, avec qui il a enregistré plusieurs disques dans les années 80. Artiste britannico-canadien, Brion Gysin est connu pour avoir découvert au Beat Hotel la technique du cut-up en découpant au cutter des feuilles de papier journal qui se trouvaient en dessous de la feuille de dessin. Il a partagé cette découverte avec son ami William S. Burroughs, qui en fit une grande utilisation. À sa mort en 1986, il lègue ses œuvres à la Fondation de France et ses archives sonores à Ramuntcho Matta, qui continue de les publier.

 

Pistes:

  • 01. All Those Years 03:25
  • 02. Somebody Special 02:41
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Mp3 — Philosophe par le feu — Ramuntcho Matta

Bande originale d’installations sonores.

Dans cet album, Ramuntcho Matta partage avec ses pères spirituels (extraits d’archives sonores avec les voix de Brion Gysin, Don Cherry, Felix Guattari…) et ses compagnons de route (Simon Spang Hanssen, Claudia Huidobro…) ce qu’il aime à appeler « les joies de l’expérimentation ».

  • 01. On devient 03:36
  • 02. Colpae (feat. Michel Ange) 02:47
  • 03. Benoego 03:49
  • 04. Bill (feat. Brion Gysin) 00:58
  • 05. Infinitivly Yours 00:38
  • 06. Innervision 02:54
  • 07. Untiltled (feat. Marianne Bitran) 04:45
  • 08. Guagua 02:36
  • 09. Playing With Glen Ferris 04:16
  • 10. Under plumber 00:10
  • 11. La machine 01:08
  • 12. Music for Boltanski 04:20
  • 13. With Myriam 00:17
  • 14. Initiation (feat. Don Cherry, Brion Gysin) 02:54
  • 15. Still 00:08
  • 16. With You 00:24
  • 17. Cioran 07:18
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CD — Old Favorites (1975-1989) — Larry Wendt

Poésie sonore.
An insatiable discoverer of sounds and one of the most successful composer of electronic music in the United States.
A unique voice in sound poetry.
Storytelling meets technology.
Fascinating.
Marc Battier

 

Pistes :

  • 1. Annabelle’s Song (1975) 3:58
  • 2. How To Cook A Duck (1976) 4:44
  • 3. It Takes All Kinds (1978) 11:53
  • 4. San Jose Holiday (1983) 9:39
  • 5. The Description Of France (1984) 14:43
  • 6. Muffie (1986) 6:49
  • 7. Toad Farming For Profit (1986) 3:46
  • 8. Silicon Valley Love Story (1986) 6:17
  • 9. Bakersfield (1989) 8:18

 

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CD & livret — Electracoustic Music — Jon Appleton

Jon Appleton was born in Hollywood, California in 1939. His first electroacoustic music was composed in 1963. Much of his work is a reflection on the cultural soundscapes of the USA, France, Sweden, Japan, Russia and other nations where he has lived and worked. His association with French composers has had an observable influence on his work, particularly Jean-Claude Risset, Francois Bayle, Michel Redolfi, Beatriz Ferreyra, Georges Boeuf, and Christian Clozier and Françoise Barrière. Also heard in his work is the influence of Swedish composer Lars-Gunnar Bodin, Russian composers Andrei Smirnov and Yuri Spitsyn, and Japanese composer Kojiro Umezaki. Appleton lives at the Hart-Nor Farm in Vermont (USA).

 

Pistes :

  • 1. Otahiti (9:09)
  • 2. Tu Vas Très Bien, Madame Risset (7:32)
  • 3. Newark Airport Rock (2:20)
  • 4. San Francisco Airport Rock (3:31)
  • 5. Narita Airport Rock (7:01)
  • 6. Sheremetyevo Airport Rock (5:19)
  • 7. Yuri Goes To America (4:14)
  • 8. Yamanote To Ko (8:30)
  • 9. Ce Que Signifie La Déclaration Des Droits De L’Homme Et Du Citoyen De 1798, Pour Les Hommes Et Les Citoyens Des Îles Marquises (1989) (10:10)

 

Description des pistes:

  • “Otahiti” composed 1973 (according to composer’s official list of works).
  • Composed in the studios of Groupe de musique expérimentale de Bourges (France).
  • “Tu vas très bien, Madame Risset” composed 2004. Dedicated to Jean-Claude and Rozenn Risset who have been close friends of the composer for many years.
    Composed in the Bregman Electronic Music Studio, Dartmouth College, USA.
  • “Newark airport rock” composed 1968.
    Composed in the Bregman Electronic Music Studio, Dartmouth College, USA.
  • “San Francisco airport rock” composed 1996.
    Composed in the Bregman Electronic Music Studio, Dartmouth College, USA.
  • “Narita airport rock” composed 2002.
    Composed in the studios of International academy of media arts and sciences
    (Gifu, Japan).
  • “Sheremetyevo airport rock” composed 2003.
    Composed in the studios of Theremin center at Moscow conservatory of music.
  • “Yuri goes to America” composed 2004.
  • “Yamanote to ko” composed 1997.
  • “Ce que signifie la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1798, pour les hommes et les citoyens des îles Marquises” composed 1989.

 

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CD — Les sons plastiques/frag.1 — Lars Fredrikson

Un grand merci à Maurice Benhamou, sans qui…

Au début des années 80, je suis allé rendre visite à Maurice Benhamou, il fut mon directeur d’école lors de ma turbulente adolescence, c’est lui qui me guida vers Brion Gysin et affina ma sensibilité poétique et philosophique.
Il me fit écouter une cassette audio qui me transporta, une richesse expressive unique et radicale, le travail sonore d’un peintre, Lars Fredrikson.
Je trouvais alors ce travail bien plus musical que celui de bien des «compositeurs».
Il y a quelques mois, je retrouve Maurice Benhamou et lui parle de ses cassettes.
Elles n’ont rien perdu de leur fraîcheur.

À travers une machine militaire, le «fax», qui transcrit des messages venus de l’espace, Lars Fredrikson enregistre les sons de l’aiguille sur le papier.
Le son est la correspondance de l’image : un état de perpétuelle surprise.
Ramuntcho Matta

 

Bonus:

    Dans le livret, une interview de Lars Fredrikson par Maurice Benhamou (merci aux Édition Harmattan)